Notre Dame du Rocher

XXIVᵉ DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

XXIVᵉ DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
Du Pape François, Angelus, 12 septembre 2016 (extrait)

Par ces trois paraboles, Jésus nous présente le vrai visage de Dieu : un Père aux bras ouvert, qui traite les pécheurs avec tendresse et compassion. La parabole qui émeut le plus – qui émeut tout le monde -, parce qu’elle manifeste l’amour infini de Dieu, c’est celle du père qui serre contre lui et qui embrasse son fils retrouvé.
Et ce qui frappe le plus ce n’est pas tant la triste histoire d’un jeune qui se précipite dans la dégradation, mais ses paroles décisives : « Je me lèverai et j’irai chez mon père » (v. 18). Le chemin du retour vers la maison est le chemin de l’espérance et de la vie nouvelle. Dieu attend toujours que nous nous remettions en voyage, il nous attend avec patience, il nous voit alors que nous sommes encore loin, il court à notre rencontre, il nous embrasse, il nous donne des baisers, il nous pardonne. Dieu est comme cela ! Nous Père est comme cela !
Et son pardon efface le passé et nous régénère dans l’amour. Il oublie le passé : voilà la faiblesse de Dieu. Quand il nous embrasse et qu’il nous pardonne, il perd la mémoire, il n’a pas de mémoire ! Il oublie le passé. Lorsque nous, pécheurs, nous nous convertissons et nous nous laissons retrouver par Dieu, ce ne sont pas des reproches et des duretés qui nous attendent, parce que Dieu sauve, accueille de nouveau chez lui avec joie et il fait la fête.
Dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus lui-même parle ainsi : « Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion » (Lc 15,7).
Alors je vous pose la question : avez-vous déjà pensé qu’à chaque fois que nous venons au confessionnal, il y a de la joie dans le ciel ? Avez-vous pensé à cela ? Que c’est beau !
Cela nous donne une grande espérance, parce qu’il n’y a pas de péché dans lequel nous soyons tombés dont, par la grâce de Dieu, nous ne puissions nous relever. Il n’y a personne d’irrécupérable, personne n’est irrécupérable !
Parce que Dieu ne cesse jamais de vouloir notre bien, même quand nous péchons.
Et que la Vierge Marie, Refuge des pécheurs, fasse jaillir de nos cœurs la confiance qui s’est allumée dans le cœur du fils prodigue : « Je me lèverai, et j’irai vers mon père et je lui dirai : Père, j’ai péché » (v. 18).
C’est sur cette voie que nous pouvons donner de la joie à Dieu, et que sa joie peut devenir sa fête et la nôtre.
Publié le 09/09/2022